Originaire du Cotentin, Sophie Commereuc a effectué sa scolarité au lycée à Saint-Lô, à une soixantaine de kilomètres de son domicile, avant de rejoindre une classe préparatoire à Caen. Diplômée ingénieure de l’École nationale supérieure de chimie de Clermont-Ferrand (ENSCCF), elle obtient ensuite un doctorat en matériaux macromoléculaires et composites à Lyon.
Après une première expérience dans la recherche et développement industrielle, elle rejoint l’enseignement supérieur et exerce progressivement différentes responsabilités de direction. Directrice de l’ENSCCF à partir de 2007, elle participe à la création de SIGMA Clermont, née de la fusion de l’ENSCCF et de l’IFMA, dont elle prend la direction en 2016.
En 2021, elle contribue à la création de Clermont Auvergne INP, qui réunit SIGMA Clermont, Polytech Clermont et l’ISIMA, et en devient la directrice générale.
Très engagée dans le monde des grandes écoles et de l’enseignement supérieur, elle a également exercé différentes responsabilités au sein de la Conférence des grandes écoles et s’est investie de longue date dans les Cordées de la réussite, notamment en zone rurale.
Depuis août 2026, elle est conseillère scientifique au sein du département chargé de l’enseignement supérieur privé au Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres).
« La prépa reste une voie naturelle pour accéder aux grandes écoles et aux écoles d’ingénieurs. Elle offre une formation scientifique solide, ouvre l’accès à un vaste choix d’écoles et donne deux années pour affiner son orientation. Elle reste exigeante, mais elle a beaucoup évolué et les étudiants et étudiantes y bénéficient aujourd’hui d’un accompagnement bienveillant. On est bien loin de mon époque, où un professeur me disait : “Mais qu’est-ce que vous faites là, ma pauvre petite ? Ce n’est pas une place pour les filles !”
Je me suis engagée dans la Fondation Ad Maiora! parce que l’information et l’accompagnement sont primordiaux. Mon engagement de longue date dans les Cordées de la réussite en zone rurale m’a permis de mesurer les obstacles qui subsistent. L’accès à l’information ne suffit pas toujours : encore faut-il savoir où la chercher et avoir confiance dans ses capacités et dans la faisabilité d’un tel parcours. Partir de chez soi peut être inquiétant. Ce n’est pas uniquement une question de moyens. »