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Juliette Toumelin a obtenu son baccalauréat au lycée Marie-Curie de Versailles avant de poursuivre ses études à Novancia Business School Paris, où elle obtient un bachelor en commerce et entrepreneuriat. Elle intègre ensuite le Programme Grande École de Paris School of Business et obtient un master en marketing et stratégies commerciales.
Après une première expérience dans la communication à HEC Paris, elle rejoint en 2019 le Pôle Diversité & Réussite de l’École polytechnique, dans le cadre de son alternance. Elle y poursuit ensuite son parcours comme chargée de la communication et des partenariats du Pôle Égalité des Chances.
De 2024 à 2025, elle contribue également au développement du Centre Égalité des Chances de l’Institut Polytechnique de Paris, qui coordonne les actions menées dans ce domaine par ses écoles membres.
Depuis juin 2025, Juliette Toumelin est responsable du Pôle Égalité des Chances de l’École polytechnique. Elle pilote à ce titre des programmes destinés à favoriser l’accès aux filières scientifiques, quels que soient le genre, l’origine sociale ou le lieu de résidence des élèves.
« La Fondation Ad Maiora! œuvre pour une mission qui m’est chère, autant à titre personnel qu’en tant que responsable du Pôle Égalité des Chances de l’École polytechnique : l’égalité des chances dans les filières scientifiques.
Les actions d’information et les programmes d’accompagnement que nous menons permettent d’ouvrir le champ des possibles et de changer les trajectoires de jeunes élèves motivés venus de tous horizons. Ces dispositifs les aident à prendre confiance, à développer leur plein potentiel et à s’autoriser tous les choix d’orientation, y compris vers des filières scientifiques exigeantes. Ce sont des initiatives essentielles pour avancer vers plus de diversité dans les sciences, et je suis ravie de rejoindre la Fondation pour y contribuer. »
Hélène Fontaine est titulaire d’un magistère de mathématiques pures de l’Université Paris-Sud.
Professeure de mathématiques en classes préparatoires aux grandes écoles depuis 2000, elle a enseigné pendant dix-sept ans en deuxième année de prépa économique et commerciale (ECS) au lycée Saint-Just à Lyon. Depuis 2017, elle est professeure de chaire supérieure en classe préparatoire PC au lycée La Martinière Monplaisir, également à Lyon. Elle intervient également dans de nombreuses filières de CPGE dans le cadre des interrogations orales.
Parallèlement à son enseignement, Hélène Fontaine s’est fortement investie dans les concours d’entrée aux grandes écoles. Elle a notamment exercé des responsabilités pédagogiques pour les concours Ecricome et Agro-Veto et a été membre du jury de l’agrégation externe de mathématiques.
Cette expérience lui donne une connaissance approfondie des classes préparatoires, de leurs différentes filières et des concours auxquels elles préparent.
Après une classe préparatoire scientifique, Bastien Marmeth a intégré l’École normale supérieure de Cachan, antenne de Bretagne, où il a suivi une formation en mathématiques, poursuivie par un master 2 à l’Université de Rennes. Il est titulaire d’un doctorat en mathématiques de l’Université de Neuchâtel, en Suisse.
Il s’est ensuite orienté vers l’enseignement des mathématiques. Entre la Suisse, la Chine et la France, il a enseigné à des profils d’étudiants très variés, au lycée, à l’université, en école d’ingénieurs et en classes préparatoires aux grandes écoles.
Il est aujourd’hui professeur agrégé de mathématiques en classe préparatoire PT au lycée La Martinière Monplaisir, à Lyon.
En parallèle de son activité d’enseignement, Bastien Marmeth s’est investi dans plusieurs associations afin de favoriser l’accès aux études supérieures, à travers des actions de sensibilisation et de soutien scolaire.
Diplômée ingénieure en agroalimentaire de l’ENSBANA en 1993, Hélène Poirier poursuit ses études à l’Université de Bourgogne, où elle obtient un doctorat en sciences des aliments et nutrition en 1996.
Elle rejoint l’ENSBANA, devenue depuis l’Institut Agro Dijon, en 1997 comme professeure de physiologie de la nutrition. En 2016, elle prend la direction de la recherche et de la valorisation de l’établissement, fonction qu’elle occupe jusqu’en 2024.
Depuis septembre 2024, elle est directrice de l’Institut Agro Dijon et présidente de DECA-BFC.
Personnel de direction de l’Éducation nationale depuis 2001, Brice Léthier a exercé dans des établissements très divers, du collège au lycée général, technologique et professionnel, en France comme à l’étranger, dans des contextes allant de l’éducation prioritaire aux établissements de centre-ville.
De 2016 à 2021, il a dirigé le Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth, avant de prendre en 2021 la direction de la cité scolaire Carnot à Dijon, qui accueille des élèves du collège aux classes préparatoires aux grandes écoles.
Au cours de son parcours, il a notamment participé aux conventions d’éducation prioritaire de Sciences Po Paris et de l’Université Paris-Dauphine et travaillé avec la Fondation Culture & Diversité. Ces expériences lui ont permis de mesurer le rôle que peuvent jouer les dispositifs d’accompagnement et les associations pour permettre à des jeunes de dépasser certains déterminismes sociaux. Elles sont à l’origine de son engagement au sein de la Fondation Ad Maiora!, dont il rejoint le comité exécutif en 2025.
« Les classes préparatoires forment les élèves à très haut niveau et l’entrée en grande école à laquelle elles les préparent leur ouvre de très belles perspectives. Malheureusement, trop de talents ne trouvent pas à s’y exprimer en raison de déterminismes sociaux. Des actions comme celle de la Fondation Ad Maiora! peuvent contribuer à lutter contre ces déterminismes. »
Après son baccalauréat, Nicolas Leterrier a poursuivi ses études à l’université Paris-Sud, où il obtient une maîtrise en électronique, électrotechnique et automatique (EEA), avant de compléter sa formation à l’École des techniques du génie logiciel à Orsay.
Il débute sa carrière en 1991 chez STMicroelectronics à Grenoble, où il exerce pendant près de quatorze ans différentes responsabilités dans le développement logiciel et les plateformes mobiles. Après avoir dirigé la recherche et développement de KIS, il devient en 2006 délégué général de Minalogic, pôle de compétitivité dédié aux technologies du numérique.
En 2011, il rejoint Schneider Electric, où il occupe pendant quinze ans plusieurs fonctions de direction dans les domaines de l’innovation et de la technologie, notamment comme vice-président Innovation et Chief Technology Officer (CTO).
Passionné depuis plus de quarante ans par la moto et la mécanique, Nicolas Leterrier obtient en 2024 un CAP de mécanique moto. En 2026, il donne une nouvelle orientation à sa carrière en quittant Schneider Electric pour créer OHANA Motos, un atelier de réparation de motos multimarques à Ascain, au Pays basque.
Parallèlement à son parcours professionnel, il est engagé dans l’enseignement supérieur et l’accompagnement des étudiants. Il a notamment participé à la création de la Fondation Grenoble INP en 2010, dont il a ensuite été administrateur puis président.
Diplômée de l’Ensimag et titulaire d’un doctorat en électronique, Nadine Guillemot est professeure à Grenoble INP – UGA depuis 1993.
Au cours de sa carrière, elle a exercé de nombreuses responsabilités dans l’enseignement supérieur. Elle a notamment dirigé le CIME-Nanotech, plateforme dédiée à la formation en micro et nanoélectronique, avant de devenir vice-présidente Formation et Vie étudiante puis vice-présidente du conseil d’administration de Grenoble INP. À ces fonctions, elle a notamment participé à la refondation et à la réorganisation de l’établissement.
En 2014, elle prend la direction de Grenoble INP – Esisar, école d’ingénieurs spécialisée dans les systèmes cyber-physiques et la cybersécurité. Elle a également codirigé le programme Formation de l’IRT Nanoelec.
Depuis 2018, Nadine Guillemot pilote IngéPLUS, un programme national destiné à favoriser l’ouverture sociale des écoles d’ingénieurs et à accompagner davantage d’étudiants vers les formations d’ingénieurs.
Michel Gastaldo a obtenu son baccalauréat au lycée Stendhal à Grenoble, avant de poursuivre ses études à l’Université de Grenoble, où il obtient un master en mathématiques appliquées. Il intègre ensuite l’École normale supérieure de Lyon, où il obtient un doctorat en informatique.
Aujourd’hui, il est directeur de NAVER LABS Europe (NLE), près de Grenoble, l’un des principaux centres industriels de recherche en intelligence artificielle en France. Ce centre, qui compte 120 salariés dont 80 chercheurs, appartient au groupe coréen NAVER et mène notamment des travaux de recherche en intelligence artificielle appliquée à la robotique.
Michel Gastaldo est également membre du comité d’investissement de Linksium, société d’accélération du transfert de technologies (SATT) qui accompagne la création de start-up issues de la recherche publique. Il est par ailleurs membre du comité de pilotage de MIAI, l’institut grenoblois consacré à l’intelligence artificielle, ainsi que du conseil d’administration d’Inovallée, qui rassemble plus de 300 entreprises innovantes dans la vallée du Grésivaudan.
« Mon engagement au sein de la Fondation Ad Maiora! repose sur deux convictions. D’abord, le constat que des jeunes issus de certains milieux ne bénéficient pas toujours de l’accompagnement nécessaire pour accéder à des études d’excellence, alors même qu’ils en ont les capacités et la motivation. Ensuite, la désaffection croissante des jeunes pour les études scientifiques et la nécessité de susciter et d’entretenir leur intérêt pour ces filières.
Consacrer un peu de mon temps à la Fondation constitue pour moi un retour des choses naturel, au regard des opportunités et de l’accompagnement dont j’ai moi-même bénéficié au cours de mes études. Issu d’une famille peu familière avec les études scientifiques supérieures, j’ai moi-même eu la chance, en classe de terminale, d’être accompagné par un jeune ingénieur qui m’a aidé à mieux comprendre les différentes possibilités d’orientation et à envisager mon avenir avec davantage de confiance et d’ambition.
Je souhaite à mon tour contribuer à donner à de jeunes talents les moyens de développer pleinement leur potentiel. »
Originaire du Cotentin, Sophie Commereuc a effectué sa scolarité au lycée à Saint-Lô, à une soixantaine de kilomètres de son domicile, avant de rejoindre une classe préparatoire à Caen. Diplômée ingénieure de l’École nationale supérieure de chimie de Clermont-Ferrand (ENSCCF), elle obtient ensuite un doctorat en matériaux macromoléculaires et composites à Lyon.
Après une première expérience dans la recherche et développement industrielle, elle rejoint l’enseignement supérieur et exerce progressivement différentes responsabilités de direction. Directrice de l’ENSCCF à partir de 2007, elle participe à la création de SIGMA Clermont, née de la fusion de l’ENSCCF et de l’IFMA, dont elle prend la direction en 2016.
En 2021, elle contribue à la création de Clermont Auvergne INP, qui réunit SIGMA Clermont, Polytech Clermont et l’ISIMA, et en devient la directrice générale.
Très engagée dans le monde des grandes écoles et de l’enseignement supérieur, elle a également exercé différentes responsabilités au sein de la Conférence des grandes écoles et s’est investie de longue date dans les Cordées de la réussite, notamment en zone rurale.
Depuis août 2026, elle est conseillère scientifique au sein du département chargé de l’enseignement supérieur privé au Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres).
« La prépa reste une voie naturelle pour accéder aux grandes écoles et aux écoles d’ingénieurs. Elle offre une formation scientifique solide, ouvre l’accès à un vaste choix d’écoles et donne deux années pour affiner son orientation. Elle reste exigeante, mais elle a beaucoup évolué et les étudiants et étudiantes y bénéficient aujourd’hui d’un accompagnement bienveillant. On est bien loin de mon époque, où un professeur me disait : “Mais qu’est-ce que vous faites là, ma pauvre petite ? Ce n’est pas une place pour les filles !”
Je me suis engagée dans la Fondation Ad Maiora! parce que l’information et l’accompagnement sont primordiaux. Mon engagement de longue date dans les Cordées de la réussite en zone rurale m’a permis de mesurer les obstacles qui subsistent. L’accès à l’information ne suffit pas toujours : encore faut-il savoir où la chercher et avoir confiance dans ses capacités et dans la faisabilité d’un tel parcours. Partir de chez soi peut être inquiétant. Ce n’est pas uniquement une question de moyens. »
Catherine Bougault a obtenu son baccalauréat au lycée Marguerite-de-Navarre de Bourges avant de poursuivre ses études en classe préparatoire scientifique PC au lycée Saint-Louis, à Paris. Elle intègre ensuite l’École normale supérieure de Lyon et obtient l’agrégation de sciences physiques, option chimie, puis un doctorat en chimie à Grenoble.
« « Petite provinciale », j’ignorais encore l’existence même des classes préparatoires à l’automne de l’année de mon baccalauréat. J’ai eu la chance de croiser le chemin d’une enseignante de sciences physiques qui m’a encouragée à tenter l’aventure. La classe préparatoire m’a appris la rigueur scientifique et le dépassement de soi. Ces années, bien que difficiles, ont été essentielles. Elles ont été un tremplin à mon entrée à l’ENS et m’ont ouvert les portes de la recherche. Rejoindre la Fondation Ad Maiora!, à la demande de Jeanne Jordanov, qui a été ma directrice de thèse, s’est imposé comme une évidence. »
Enseignante-chercheuse à l’Université Grenoble Alpes, elle exerce aujourd’hui à l’Institut de biologie structurale (IBS) de Grenoble, au sein du groupe de RMN biomoléculaire. Ses recherches portent notamment sur l’analyse structurale et dynamique de composants de la paroi bactérienne par résonance magnétique nucléaire (RMN), afin de mieux comprendre les phénomènes de résistance bactérienne aux antibiotiques.
Parallèlement à ses activités de recherche, Catherine Bougault est fortement impliquée dans la formation des étudiants. Après avoir consacré une partie de sa carrière à la formation de futurs enseignants en sciences physiques, elle enseigne aujourd’hui la chimie, la biochimie et la RMN, et exerce différentes responsabilités pédagogiques, notamment dans le cadre de partenariats universitaires internationaux. Elle participe également à RéNaFoBiS, réseau national consacré à la formation en biologie structurale intégrative.
Originaire de Franche-Comté, Marylin Vantard a obtenu son baccalauréat au lycée Pasteur de Besançon avant de poursuivre ses études à Strasbourg. Elle est titulaire d’un doctorat.
Directrice de recherche au CNRS, elle a mené une grande partie de sa carrière scientifique à Grenoble, dans le domaine de la biologie cellulaire végétale. Ses recherches ont notamment porté sur le cytosquelette des cellules végétales et sur les mécanismes impliquant l’actine et les microtubules.
De 2003 à 2010, elle a dirigé le Laboratoire de physiologie cellulaire végétale de Grenoble. De 2014 à 2021, elle a été Directrice-adjointe du Grenoble Institut des Neurosciences. Elle a ensuite exercé différentes responsabilités au CNRS, notamment dans le domaine de la politique scientifique et de l’interdisciplinarité.
Aujourd’hui directrice de recherche émérite au CNRS, elle poursuit notamment son engagement au sein de travaux consacrés à la recherche interdisciplinaire.
En 2025, Marylin Vantard a cofondé la Fondation Ad Maiora! avec Hugo Hendriks et Jeanne Jordanov afin de favoriser l’accès aux classes préparatoires scientifiques de jeunes dont les ambitions pourraient être freinées par des difficultés financières.
Née en Italie, Jeanne Jordanov a obtenu son baccalauréat à l’étranger puis a suivi une classe préparatoire scientifique avant d’intégrer l’École Nationale Supérieure de Chimie de Strasbourg.
Ingénieure chimiste et docteure d’État en sciences physiques de l’Université de Strasbourg, elle a mené une carrière de chercheuse en biochimie au CNRS, à Strasbourg puis à Grenoble.
Elle a également exercé plusieurs fonctions de direction et de management au sein du CNRS, notamment comme déléguée régionale à Bordeaux, avant de rejoindre à Paris l’équipe du directeur général pour contribuer à la réforme de l’organisation de l’établissement.
Très engagée dans la valorisation de la recherche et l’innovation, elle a participé à la création de plusieurs dispositifs d’accompagnement et de financement de start-up deeptech. En 2012 et 2013, elle a également été membre du cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, chargée des questions d’innovation et de propriété intellectuelle.
Sensible aux enjeux de l’égalité des chances, elle est membre de la Fondation Un Avenir Ensemble, qui accompagne des jeunes issus de milieux socio-économiques modestes dans leur parcours de formation.
Pour que l’origine sociale ou géographique ne constitue pas un frein à l’ambition des jeunes, elle a cofondé la Fondation Ad Maiora! avec Hugo Hendriks et Marylin Vantard.
Jeanne Jordanov est chevalier de l’ordre national du Mérite et chevalier de l’ordre des Palmes académiques.
Né aux Pays-Bas, Hugo Hendriks a suivi des études universitaires de chimie à l’Université de Nijmegen.
Il est titulaire d’un doctorat en chimie de l’université de Leiden, consacré à l’étude de systèmes modèles pour des métalloprotéines par cristallographie, ainsi que d’un DESS en informatique de l’Université Grenoble Alpes.
Il a débuté sa carrière comme chercheur au Département de recherche fondamentale du CEA Grenoble, avant de rejoindre le secteur industriel.
Comme ingénieur spécialiste des matériaux puis responsable de l’innovation, il a travaillé au sein de plusieurs grands groupes, notamment Aluminium Pechiney, Dowell Schlumberger et Porcher Industries. Il a ainsi contribué au développement de matériaux, procédés et technologies pour des secteurs industriels variés, de la métallurgie à l’énergie en passant par l’aérospatial.
Convaincu que le métier d’ingénieur offre de multiples façons d’innover, d’entreprendre et d’agir sur la société, Hugo Hendriks a cofondé la Fondation Ad Maiora! en 2025 avec Jeanne Jordanov et Marylin Vantard, afin d’encourager davantage de jeunes à envisager cette voie.